Contexte et faits essentiels
Au Tribunal criminel de Genève, une affaire d’homicide conjugal est examinée: une femme d’une cinquantaine d’années est poursuivie pour le meurtre par arme à feu de son mari.
Les faits remontent au 29 décembre 2021, à Vernier. Vers 21h50, le mari, âgé de 31 ans, sortait du domicile conjugal et est suivi par son épouse, munie d’une arme à feu. Après un bref échange, elle a tiré dans le dos. Touché à l’omoplate, il a tenté de fuir en direction du Rhône avant de s’effondrer.
Le revolver a ensuite été jeté dans le fleuve et l’épouse est rentrée chez elle. Le mari est arrivé à appeler les secours et est décédé peu après, indiquant que l’impact venait de sa femme.
Déclarations et déroulement du procès
Au cours de l’audience, la prévenue a tenu des propos confus, les larmes aux yeux. Elle aurait reconnu avoir tiré, mais aurait dit ne pas avoir mesuré les conséquences et aurait affirmé qu’en cas de blessure, elle aurait appelé les secours et n’aurait pas abandonné son mari.
Selon l’enquête, les disputes et les violences dans le couple étaient récurrentes et documentées.
Éléments rapportés et contradictions
La veille des faits, des déclarations évoent des menaces avec l’arme et une pression pour un rapport sexuel dans le garage, des éléments dont les faits ne semblent pas s’accorder avec l’ensemble des éléments de l’enquête.
La présidente du tribunal a souligné que certains récits ne concordent pas avec les éléments disponibles, notamment en ce qui concerne des déplacements au casino de Divonne.
Réactions de la famille et suite de l’instruction
La mère du défunt, venue de l’île Maurice pour assister au procès, a estimé que les propos de la prévenue étaient mensongers, affirmant qu’elle n’aurait pas vu son fils comme un époux mais comme un serviteur. Elle a déclaré: « Elle n’a pas pris mon fils pour un époux, mais pour un servant ». Le procès se poursuit mardi, avec le réquisitoire et les plaidoiries à l’ordre du jour.