Alertes de drones près de Munich et contexte opérationnel
Le ministre allemand de la Défense a appelé au calme dimanche après les alertes liées à des drones autour de l’aéroport de Munich. Il a précisé que les engins observés n’ont pas constitué une menace concrète et qu’on dispose de moyens de réaction, même si certaines capacités manquent encore.
Évolutions du trafic et intervention sur le terrain
Le trafic aérien a repris samedi à Munich, mais l’aéroport indiquait dimanche encore quelques répercussions mineures sur les vols. Le trafic avait été suspendu vendredi pour la deuxième nuit consécutive à la suite d’une alerte aux drones. L’armée allemande a apporté son aide à la police sur place pour détecter les engins, sans que leur origine puisse être établie.
Mesures et cadre légal
Selon le ministre, il est nécessaire de donner davantage de compétences à la police régionale et à des infrastructures critiques, comme les centrales électriques et les aéroports, afin de pouvoir agir contre les drones jusqu’à une certaine altitude. « Bien sûr, je comprends l’insécurité », a déclaré Boris Pistorius, mais « jusqu’à présent, les drones observés n’ont pas constitué une menace concrète ». Il a également rappelé que des moyens existent aujourd’hui pour répondre à ce type d’incident, même si toutes les capacités souhaitées ne sont pas encore disponibles.
Par ailleurs, Pistorius a soutenu la révision des lois sur la sécurité aérienne qui doit démarrer mercredi, afin de permettre à l’armée d’abattre les drones. À ce jour, seul le corps de police pouvait agir, et uniquement en cas de menace grave. L’Allemagne a aussi annoncé la création d’un centre anti-drones à la fin du mois de septembre, après des cas similaires dans le nord du pays. Simultanément, des responsables européens évoquent des soupçons visant la Russie comme origine possible de ces survols de sites sensibles.
Enjeux et perspectives
Le ministre a toutefois averti que la Bundeswehr ne peut pas être présente partout en Allemagne pour interdire les survols de drones, soulignant la nécessité d’un renforcement des compétences opérationnelles des forces de police et des infrastructures critiques pour répondre rapidement à ces atteintes à la sécurité.