Situation épidémiologique actuelle
En Suisse, environ 5500 personnes se sont rendues chez le médecin pour une forte fièvre, une toux ou des maux de gorge pendant la semaine du 10 au 16 novembre, soit près de 90 % de plus que la semaine précédente. Parallèlement, les cas confirmés de grippe par les laboratoires ont progressé d’environ 30 % sur la même période, selon l’Office fédéral de la santé publique.
Selon l’OFSP, au 19 novembre, l’ensemble des indicateurs épidémiologiques laisse penser que la vague grippe est encore à venir.
Les analyses d’eaux usées indiquent une prévalence de la grippe de type A, avec une souche particulièrement virulente déjà détectée dans l’hémisphère sud.
Risque d’une épidémie sévère comme en Australie ?
Des mois difficiles pour le système hospitalier ont été observés en Australie, où une épidémie de grippe marquée par une hausse des cas de Covid a été constatée. Cette situation a été attribuée à la co-présence de plusieurs virus et à un taux élevé d’hospitalisations chez des personnes vulnérables non vaccinées.
En Suisse, le vaccinologue Alessandro Diana réfute toutefois l’éventualité d’un scénario similaire pour le moment: “On n’a pas du tout ces éléments-là pour l’instant.”
Concernant la vaccination, il rappelle que les personnes à risque constituent le groupe ciblé et que le vaccin disponible en Suisse s’avère utile pour prévenir les complications, tout en soulignant qu’il s’agit d’un choix individuel.
La vaccination recommandée pour les personnes à risque
Face à l’approche du pic hivernal, les gestes barrières et la vaccination demeurent des mesures clés pour les populations vulnérables. Le spécialiste précise que l’objectif est que ces personnes se fassent vacciner avant le pic, idéalement dès maintenant.
Quant au COVID-19, la vague a reculé à la mi-novembre. Les analyses des eaux usées montrent une stabilité ou une diminution de la charge virale du SARS-CoV-2 dans la plupart des régions, selon l’OFSP. Le variant XFG, surnommé “Frankenstein”, est pour l’instant principalement détecté dans les eaux usées; l’OMS estime toutefois qu’il ne présente pas de risques plus élevés que les variants précédents.