Les récentes images publiées par la NASA concernent la comète interstellaire 3I/ATLAS et son passage présumé dans le système solaire. Dès le début du point presse, l’agence rappelle qu’il ne s’agit pas d’un vaisseau extraterrestre et qu’aucune technosignature n’a été détectée.
Dans un contexte où certaines spéculations évoquent la présence d’un objet volant non identifié dans cette comète venue d’un lieu inconnu, les autorités scientifiques maintiennent une approche factuelle et mesurée, en s’appuyant sur des observations internationales.
Images capturées par HiRISE depuis l’orbite martienne
Le 2 octobre 2025, la caméra High Resolution Imaging Science Experiment (HiRISE), intégrée au Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) de la NASA, a photographié la comète 3I/ATLAS. À ce moment-là, elle se situait à environ 30 millions de kilomètres de la sonde, soit près de 0,2 unité astronomique. Les annotations associées à l’image indiquent la trajectoire et une échelle équivalente à 932 miles (environ 1 500 kilomètres).
Les clichés, bien que flous, distinguent clairement la chevelure caractéristique et la queue de poussière qui suit le noyau. La diffusion des nouvelles images a été retardée par la fermeture du gouvernement américain.
Origine, trajectoire et analyse scientifique
La comète 3I/ATLAS a été repérée pour la première fois le 1ᵉʳ juillet par le réseau ATLAS, installé au Chili, et est depuis suivie par des astronomes du monde entier. Une vidéo en quatre séquences animées retrace sa trajectoire dans le Système solaire, couvrant des périodes allant de décembre 2023 à septembre 2028 (NASA Eyes on the Solar System / Jet Propulsion Laboratory).
Selon la NASA, sa trajectoire inhabituelle suggère une provenance extérieure à notre système solaire. L’agence précise toutefois qu’elle ne présente pas de menace pour la Terre et qu’elle ne s’approchera pas à moins de 275 millions de kilomètres de notre planète.
Caractéristiques et composition
La taille exacte du noyau reste incertaine, mais les estimations basées sur les observations de Hubble situent le diamètre entre quelques milliers de pieds et quelques miles, avec une forme globalement approximativement sphérique.
Concernant l’origine, les scientifiques estiment que 3I/ATLAS provient d’un système plus ancien que le nôtre, formé il y a des milliards d’années. Sa composition diffère à certains égards de celle des comètes locales, ce qui reflète certainement les conditions de sa région d’origine.
Les analyses menées par des astronomes du monde entier indiquent la présence d’un mélange typique de matières observées dans les comètes : dioxyde de carbone, eau et monoxyde de carbone, ainsi que d’autres molécules. Des éléments tels que le cyanure et le nickel ont été détectés, des découvertes qui présentent des similitudes avec celles réalisées sur 2I/Borisov et quelques comètes du Système solaire.
Éléments d’observation et regard critique
Les experts soulignent que, malgré son éloignement et la distance observée, 3I/ATLAS demeure un sujet d’étude précieux pour comprendre des matériaux présolaires et la diversité des corps interstellaires. L’astronome Larry Denneau précise que la comète s’éloigne du Soleil et que son approche maximale par rapport à la Terre interviendra dans environ un mois.
Enfin, les descriptions rappellent que, comme toutes les comètes, 3I/ATLAS est un corps rocheux et glacé qui libère gaz et poussière lorsqu’il s’échauffe près d’une étoile, formant ainsi une chevelure et une queue visibles à distance.